Archive pour juin 2007

GLOP PAS GLOP . La dialectique ?

Mercredi 27 juin 2007

Dans l’association Marx Engels, le premier est souvent perçu comme le grand esprit alors que second est plus considéré comme le défenseur scrupuleux de la pensée de son génial ami. Dans son rôle de propagateur et défenseur du dogme il est même parfois tenu pour responsable des schématisations qui survinrent ensuite. Nous aurions donc d’un côté l’esprit audacieux, l’inventeur de théories et de l’autre le fidèle d’entre les fidèles parfois laborieux mais tout dévoué à son ami et mentor. Comme toutes les images d’Epinal celle-ci est passablement erronée mais elle a la vie dure. Lire le reste de cet article »

VOUS AVEZ DIT SCANDALE

Jeudi 21 juin 2007

« Si ton oeil droit doit être un objet de scandale arrache ton oeil droit ». Que voulais donc dire le Christ ? Qu’est-ce qui pour lui pouvait faire scandale ? Il faut certainement comprendre ce mot avec le sens fort de ce qui peut faire glisser, ce qui peut être objet de chute. Le scandale des Evangiles, c’est ce qui peut amener à douter de sa foi, à remettre en cause ce en quoi l’on croit. En ce sens je peux comprendre que certains puissent se dire scandalisés de ralliements à Sarkozy et d’entrées dans son gouvernement. Le scandale n’est pas que tel ou telle change de camps parce que la soupe serait meilleure chez les autres, de tels retournements ne sont pas si nouveaux et ils ne discréditent que ceux qui s’y livrent. Le scandale si il y en a un c’est qu’ils puissent le faire en continuant à se réclamer de leurs convictions. C’est que Kouchner puisse dire en quelque sorte, en entrant dans le gouvernement Sarkozy « je ne renonce en rien à ce que je crois puisque nous n’avons pas de divergences essentielles en ce qui concerne la politique étrangère de la Francee. C’est que Fadela Amara puisse prétendre se trouver des points d’accord avec ce même Sarkozy sur la politique de la ville et le traitement des banlieues sans avoir en quoi que ce soit à infléchir ses propres convictions. C’est que Besson ne remet nullement en cause ses choix économiques en devenant ministre d’un gouvernement de droite. Cela ne serait pas si grave si les uns ou les autres n’avaient été que des personnalités marginales au sein du PS, mais ce n’est pas la cas, ils y ont été influents, mis en avant, pour certains comme Kouchner ou Amara présentés comme des modèles, des références incontournables dès lors qu’il s’agissait des « droits de l’homme » de l’action humanitaire, des luttes des femmes, des banlieues. Besson n’était pas un obscur collaborateur de madame Royale, mais bel et bien son économiste en chef. Comment dès lors ne pas penser que les ralliements de Kouchner, Amara et consorts ne font que rendre évidents que sur certaines questions la frontière entre la droite et une certaine gauche incarnée pas le PS c’est estompée au point d’en devenir presque inexistante. Le véritable scandale, ce qui peut être objet de chute c’est que cela puisse se faire sans que cela n’amène le PS à la moindre révision.

Le choix de Fadela

Jeudi 21 juin 2007

Je m’étais pourtant juré de ne pas parler de politique sur ce blog.

Sur une liste de diffusion à laquelle je suis inscrit quelqu’un s’est fait vertement rabroué pour avoir risqué une plaisanterie, sans doute peu élégante mais tellement tentante après son entrée au gouvernement de Sarkosy sur le nom de l’association par laquelle madame Amara s’est faite connaître.

Je ne crois pas être spécialement connu pour être un sexiste invétérée ni pour mon goût immodéré pour la vulgarité, mais je ne prendrais pas le post de G.V. pour plus que ce qu’il est, un jeux de mots certes peu élégant, mais tellement inévitable que je reste persuadé qu’il est venu à l’esprit de beaucoup. Dois-je confesser y avoir moi-même pensé ?

La véritable obscénité sexiste n’est pas quoi qu’on en pense dans le propos de G.V., mais bien plutôt dans ce qu’implique le discours de Madame Amara

Madame Amara a elle-même fait son fond de commerce de la condition féminine en se posant en figure emblématique de la « beurette libérée ». Libérée de quoi au fait ? Le nom même de son mouvement l’indique : du seul choix qui serait laissé aux jeunes filles des « quartiers » par leur frères, leurs pères, leurs copains, celui de la prostitution ou de la soumission, (j’avoue ne pas bien comprendre la nuance entre les deux).

Il faut une bonne dose de tartufferie pour croire que le commerce des sexes ne passerait pas également par le commerce du sexe, (je précise que j’emploi le mot commerce en un sens qui ne le réduit pas aux relations marchandes mais qui bien évidemment ne les exclue pas), de Diderot à Laclos sans même parler de Sade, ces Lumières dont on nous rebat tant les oreilles le savaient parfaitement. La question peut être poser ainsi : quelles filles sont accessibles à quels garçons ? La réponse de madame Amara à cette question est évidente, le message envoyé aux jeunes filles des cités est le suivant : « tenez-vous à l’écart du garçon arabe, macho, voileur, violeur et à l’occasion lapideur, votre libération en dépend» Mais il faut être naïf pour ne pas entendre l’autre message qu’il implique et qui s’adresse lui aux autres, les hommes « blancs » des couches moyennes : « la beurette libérée des cités vous est accessible, mieux vous êtes l’instrument de sa libération ».

Une question reste en suspend : que reste-t-il comme jeunes filles accessibles aux garçons arabes des cités ? Réponse : les putes et les soumises.