Archive pour octobre 2007

Angola Louisiane USA

Jeudi 25 octobre 2007

Angola Louisiane USA

angola.jpg

A 250 kilomètre de La Nouvelle-Orléans en remontant le Mississipi , quelque part au delà de Bâton-Rouge, dans un méandre , il y avait une grande plantation de coton, les esclaves qui y trimaient venaient dit-on des cotes de l’Angola, elle en prit le nom. Lire le reste de cet article »

Brisons, brisons les tabous

Mardi 23 octobre 2007

Au fils du temps le bris de tabous est devenu une activités fort prisée dans les milieux politiques. La droite comme la gauche libérale rivalisent à qui débusquera le plus vite et brisera le plus radicalement les tabous qui à les en croire paralysent la société. Cela avait pourtant assez bien commencé lorsque qu’il s’agissait de mettre le doigt sur ces lieux où la morale et les moeurs rejoignaient le social pour faire entrave au libre épanouissement des êtres. Briser les tabous pouvait être alors une entreprise d’émancipation ou tout au moins y participer. Les premières dérives apparurent lorsque certains en firent rien de plus qu’un procédé pour rendre admissible ce qui sans cela l’aurait été difficilement. Ils retrouvaient là certaines perversions de la bien connue dialectique du maître et de l’esclave, du bourreau et de la victime qui voudraient que l’un et l’autre souffrissent également et méritent en somme la même compassion. Le journal Libération se fit un temps le champion de cette pratique.

Puis vint le temps de la droite qui elle aussi découvrit elle aussi l’avantage qu’il y avait à briser les tabous. Qui donc à moins de vouloir faire la preuve de son esprit rétrograde oserait défendre un tabou ? Qui en demandant son maintien voudrait se faire le soutien d’une oppression face au besoin légitime d’une libération ? Le moindre droit, la moindre protection, le moindre élément de solidarité devint un tabou qu’il convenait de traiter comme il convient, en le brisant irrémédiablement. Même la nationalité à en croire un ministre de l’Outre-Mer fut élevée à ce rang.

Xavier Bertrand vient pourtant de faire franchir un pas inattendu au bris de tabou, nous connaissions le « progrès » ou la « raison » comme moteur de l’histoire, voilà désormais « le bris de tabou » comme fondement de l’histoire sociale. Nous pouvions jusqu’alors croire que les « Accords de Grenelle » furent la conclusion d’une longue période de lutte au terme de laquelle les organisations syndicales de la classe ouvrières arrachèrent au patronat un certains nombres de mesures concernant les salaires et les conditions de travail, et les firent confirmer par le pouvoir de l’époque. Nous nous trompions du tout au tout. Xavier Bertrand vient ce soir sur Antenne 2 de révéler la vérité : lors de ces accords, syndicats et employeurs s’entendirent pour ensemble briser le tabou des conditions de travail.

Drôle de tabou tout de même qui depuis plus d’un siècle ne cesse d’être au premier rang des revendications ouvrières.

Vous n’échapperez pas à la coupe du Monde de Rugby

Samedi 20 octobre 2007

robesonn.jpg

« Swing low, sweet chariot

Swing low for to carry me home »

Je l’ai entendu sur un des premiers 33 tours que je me suis offert : Paul Robeson.

Je devais avoir 11 ans. J’avais acheté ce disque sur la foi du texte qui présentait Robeson au dos de la pochette, et aussi à cause de la photo, en noir et blanc, si belle !

Et je n’ai pas été déçu.

Je l’ai écouté et ré-écouté cet album.

« Old man river », « Din’t my Lord deliver Daniel ? » « Battle of Jéricho », »No more auction block for me »

Pas un chant qui ne dise la douleur et l’espoir du peuple noir.

Ce n’est pas par hasard si chaque chapitre des « Ames du peuple noir » de W.E.B. Dubois, a en exergue un couplet d’un de ces chants.

Quel rapport avec le rugby ?

Cela paraîtra peut-être futile mais je me demande bien comment ce :

« Swing low, sweet chariot

Swing low for to carry me home »

a pu devenir l’hymne de troupes buvant de la bières, brandissant des drapeaux blancs et rouges portant une rose et braillant a tue-tête pour soutenir 15 types en short disputant un ballon même pas rond à 15 autres gugusses.

Go down Moses

Samedi 20 octobre 2007

tubman.jpg

Regardez la bien cette petite dame.

Toute vêtue de blanc assise dans son fauteuil sans doute devant chez elle?

Quel âge a t-elle ?

On ne sait pas exactement, mais elle est très vieille.

C’est le début du 20ème siècle aux USA, elle doit avoir pas loin de 90 ans.

En ce temps là, aux USA, une femme noire de cette âge est immensément vieille.

 

Elle n’a pas cet air las qu’ont souvent les vieillards qui attendent la fin de leur vie.

Elle a même l’air un peu dur.

Mais c’est peut-être le prix de ce qu’elle a vécu.

 

Elle est née vers 1820 dans une plantation du Sud des USA.

Combien de fois a t-elle été battue ?

On sait qu’au moins une fois adolescente elle en resta plusieurs jours dans le coma.

 

Elle se maria.

Il est peut être plus juste de dire qu’elle fut mariée

 

 

Puis elle s’enfuit vers le Nord où

3a10453u1-harriet-tubman-nurse-spy-and-scout-library-of-congress.jpg


elle se maria à nouveau.

Avec un homme libre.

 

Et elle mourut en 1913.

 

Que dit le spiritual ?

« Go down Moses

Go down in Egypt land tell old Pharaoh

To let people go »

 

Elle fut ce Moïse et elle de ne fut pas qu’une fois, elle le fut au moins 15 fois.

Elle fut l’âme de l’Underground Railway, ces réseaux qui emmenaient vers le Nord et le Canada les esclaves fugitifs.

Quinze fois elle retourna dans le Sud pour organiser, guider et ramener vers la liberté ceux qui fuyaient les chaînes et le fouet.

Quinze fois elle fit le trajet et à chaque fois elle risqua sa vie pour en sauver d’autres.

Combien furent-ils à la suivre ? Et combien furent-il à penser à elle en chantant :

« Go Go down in Egypt land tell old Pharaoh

To let people go » ?

 

Je vous salue Madame Harriet Tubman

 

 

De l’opinion à l’ADN

Jeudi 18 octobre 2007

Quelle chose remarquable que l’opinion publique ! Il ne faut surtout pas la confondre avec l’idée que vous-même, votre voisin de palier, votre collègue, ou qui que ce soit pouvez avoir de telle ou telle question. Entité insaisissable, flottant on ne sait où dans le monde éthéré des Idées, elle s’empare du monde par on ne sait quel chemin et tout ce que nous puissions faire c’est la mesurer par des pourcentages. L’opinion publique ne s’embarrasse pas de nuances et a un vocabulaire fort limité qui se résume essentiellement à deux mots « oui » et « non » et sa variante « pour » et « contre. L’opinion publique comme les sables peut être mouvante, elle peut balancer, se contredire, mais elle ne se trompe jamais. J’en veux pour preuve la soumission des hommes et femmes politiques à son égard. Combien sont-ils en effet à n’avoir jamais déclaré « je me contente de suivre l’opinion », « j’ai l’opinion pour moi », ou à n’avoir jamais regretté : « l’opinion n’est pas prête » ? Et à aussitôt invoquer le dernier sondage en date pour justifier leur position. N’allez donc pas croire que l’action politique aille une quelconque influence sur l’opinion, pas plus que la presse, ou l’ensemble des média, l’opinion est au dessus de cela et rien n’a prise sur elle. Lire le reste de cet article »

La rhétorique du loup.

Jeudi 18 octobre 2007

Etrange fable en vérité que « Le loup et l’agneau », et cela dès la première phrase qui en annonce la morale : « la raison du plus fort est toujours la meilleure » avec cette présence de deux termes antinomiques. Que la force ai besoin de raison voilà qui est étonnant. Le loup va manger l’agneau, c’est dans la nature des choses, mais est-il besoin pour cela de faire appel à la raison et d’en débattre avec la victime? Car il ne suffit pas au loup de manger l’agneau parce qu’il a faim, que c’est en son pouvoir, et qu’il est dans la nature des loups de manger les agneaux « sans autres formes de procès », et il faudrait s’interroger sur ce que signifie procès », il lui faut en plus argumenter, raisonner face à l’agneau. S’engage alors un débat entre le loup et l’agneau, mais l’agneau ne peut pas plus gagner dans cet échange qu’il ne le pourrait dans l’affrontement physique. C’est que la raison du plus fort est trompeuse, alors que l’agneau raisonne à partir des faits qu’à chaque fois il oppose au loup, le loup lui raisonne à partir des fins, et à chaque argument de l’agneau plutôt que de lui répondre, il change de raison, à ce jeu l’agneau ne peut gagner et personne ne le pourrait. La raison de l’agneau est la raison raisonnante des philosophes, la raison du loup n’a que l’apparence de la raison mais elle n’est faite que de rhétorique et nous savons depuis Socrate que cette raison a toutes les chances de triompher surtout si elle accompagne la force.

 

La raison du loup c’est celle de Bush face à l’Irak, celle d’Israël face aux Palestinien, c’est la raison qui est à l’oeuvre à chaque fois, et elle sont nombreuses, que les fins sont justifiées par d’autres motifs que ceux que l’on annonce.

 

Lundi 15 octobre 2007

impasse.jpgIl y a déjà quelque temps un de mes amis attira mon attention sur les plaques indiquant les noms des rues. Non pas sur le fait bien connu que les noms des rues sont le reflet de couleurs politiques de la municipalité mais sur les étrangété des indications figurants sur les plaques. Nous connaissons tous une impasse de « l’avenir » ou du « progres » et je crois avoir lu qu’il y a à Harlem un passage Malcom X qui croise une impasse Luther King. Dans un recueil de poésie, : « La forme d’une ville change plus vite hélas, que le coeur des humains » Jacques Roubaud joue de cela avec un certain bonheur.

Cette rubrique sera donc consacrée aux plaques indiquant les noms des rues.

Merci Laurent pour la photo

Dans la famille Carnot je voudrais le….

Lundi 15 octobre 2007

carnot.JPG

Mais de quel Carnot s’agit-il ?

De Lazare, le général de la République ? L’Organisateur de la Victoire et membre du Comité de Salut Public avant de siéger au Directoire bien qu’ayant voté contre la mort de Robespierre, fondateur de l’Ecole Polytechnique, puis improbable ministre des armées de Bonaparte avant de démissionner lorsque ce dernier devint Consul à vie. A nouveau ministre pendant les 100 jours pour finalement être condamné à l’exil comme régicide à la Restauration.

De son fils Nicolas Léonard Sadi Carnot physicien, qui exposa les deux premiers principes de la thermodynamique?

De son autre fils Lazare Hippolyte leader du parti républicain sous la monarchie de juillet, ministre de l’instruction publique à la fondation de 2nde République et créateur d’un école d’administration, première ébauche de la future ENA ?

Ou de son petit fils, Marie François Sadi Carnot, ingénieur polytechnicien qui réalisa le système de régulation de la sortie des eaux du lac d’Annecy et devint président de la République en 1885 avant de succomber à un coup de poignard en 1894 ?

Il est possible que face à l’afflux de candidats les édiles aient préféré le flou laissant aux passants le soin choisir à leur convenance.

Pour ma part j’inclinerais assez pour Nicolas.


Prenez donc un siège

Lundi 15 octobre 2007

chaise.JPG

Thiers

Dimanche 14 octobre 2007

imgp0056.JPG

A Nantes la rue Thiers mène à la mairie. Il me plait assez que la ville de Saint-Denis ai donné le nom de Thiers à une impasse, n’ayant rien à y faire je ne suis donc pas obligé de l’emprunter