Archive pour septembre 2008

De Philip à Edvige

Jeudi 18 septembre 2008

En 1956 Philip K. Dick, un des auteurs majeurs de la science-fiction made USA, publiait une nouvelle Minority report ,(Rapport minoritaire), portée à l’écran par Spielberg dans laquelle il imaginait un gouvernement utilisant les talents d’un groupe de prescients chargés de prévoir les crimes. Ces prédictions servaient à arrêter et condamner les futurs coupables avant qu’ils ne puissent passer à l’acte et parfois avant même qu’ils envisagent de commettre le délit qui leur sera reprocher. Dick reprend à son compte une idée née avec les états modernes selon laquelle la meilleure prévention possible contre le crime serait sa prévision. Lire le reste de cet article »

Un monde sans foi ?

Mercredi 17 septembre 2008

J’ignore quel peut être l’étendue des désaccords entre Nicolas Sarkozy et le pape Benoit XVI, mais il y a au moins un point sur lequel ils se rejoignent, le refus d’un monde sans foi. Il n’est pas nouveau de prétendre que la foi pourrait apporter quelque chose d’essentiel à la raison qui sans elle serait comme infirme. Je n’ai aucune intention de reprendre ce sempiternel débat, en ce qui me concerne je le considère comme tranché. Pourtant je trouve frappant que dans ce débat les tenants de la foi qui prétendent apporter quelque chose à la raison évitent soigneusement d’aborder ce qui justement dans la religion heurte le plus profondement les tenant de la raison : les dogmes qui accompagnent la foi religieuse et dont le refus est souvent la base même de leur refus de croire. La foi étant débarrassée de ce qui est proprement religieux que lui reste-t-ils donc d’indispensable qui manquerait à la raison ? La réponse est inévitablement : la morale. C’est là encore un vieille lune que de prétendre qu’en matière morale la religion aurait une supériorité sur la raison et l’on ne voit pas bien d’où elle la teindrait. A moins que la réponse ne soit dans la désormais célèbre phrase de notre président de la république selon laquelle en ce qui concerne le bien et le mal l’instituteur ne saurait concurrencer le prêtre ou le rabin. L’instituteur est ici le représentant de l’autorité d’un magistère sur le savoir, avec Sarkozy met en parallèle l’autorité d’un magistère sur la morale que représenterait le pasteur, toutes religions confondues et ce qu’en définitive il dit c’est que la morale tout comme la science a besoin d’un magistère qui ne peut être que celui de l’autorité du pasteur. Finalement ce que Sarkozy tout comme sans doute Benoit XVI ne peuvent accepter ce n’est pas tant un monde sans foi qu’un monde sans autorité.

Roque ande Rolle

Mardi 16 septembre 2008

Grosse fatigue

Mardi 16 septembre 2008

Ivresses

Mardi 16 septembre 2008

Le fils de son père (2)

Mardi 16 septembre 2008

Le fils de son père (1)

Mardi 16 septembre 2008

La leçon de Fritz Lang

Mercredi 10 septembre 2008

Le mensonge est un des thèmes récurrents de l’oeuvre de Fritz Lang, ou plutôt « l’arme du mensonge ». Ses films regorgent de personnages qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas et utilisent le mensonge pour parvenir à leurs fins. Mais Fritz Lang est trop subtil pour se contenter d’une condamnation morale et bien pensante du mensonge et de la manipulation et il ne croit pas un seul instant que l’on puisse combattre le mensonge simplement en lui opposant la vérité. Chez Fritz Lang la vérité n’est pas plus certaine que le mensonge. La question qu’en définitive il pose et repose est une des plus troublante qui soit : « jusqu’où est-il légitime d’utiliser l’arme du mensonge? ». Lire le reste de cet article »

Du café, du steak, du cirque et du concept

Samedi 6 septembre 2008

Le cirque n’a jamais été, loin s’en faut, une forme de spectacle que j’apprécie particulièrement. Je ne suis sensible ni au brillant des strass ni à celui des paillettes et encore moins à celui de la musique qui souvent les accompagne, mais ce que je reproche le plus au cirque c’est de trop facilement tomber dans le travers du « toujours plus », toujours plus de paillettes, toujours plus de strass, toujours plus de frissons, comme si il était condamné à une course au sensationnel et aux records. Et puis est venu une sorte de renouveau, avec le dépouillement, la recherche d’une esthétique de préférence au cliquant et le cirque à recommencé à me plaire. Puis il y a peu je suis allé à une représentation proposée par des apprentis en fin de cycle de l’Ecole du cirque Annie Fratelinni installée à la Plaine Saint-Denis. Je dois dire que j’ai été impressionné par la maîtrise technique de ces jeunes artistes. Mais j’y ai fait une importante découverte. L’artiste de cirque ne se contentait plus de vouloir nous émerveiller, nous étonner, nous faire rêver, il avait en plus des choses à nous dire sur le temps, l’espace, l’avenir du monde, la condition humaine, il délivrait un message, et le numéro de cirque désormais contenait du concept. A vrai dire je n’en fut qu’à moitié étonné. Il est vrai qu’aujourd’hui le moindre restaurateur branché peut vous expliquer le concept de sa carte et le dernier des bistrotiers ne se contente plus de vous servir un café ou un demi mais vous offre en prime du concept. Le steak frittes ou le café conceptualisé est bien sûr vendu un peu plus cher que chez Ali lequel se contente de faire de la cuisine. J’avoue que frit, rissolé, mijoté, en infusion, dans une assiette, un verre ou une tasse, le concept peut ne pas être désagréable, distillé il peut même provoquer une certaine ivresse, mais cirquifié il devient parfaitement insipide.

Jusqu’à présent quand je voulais du concept je lisais Platon, Spinoza, Kant, voire même Hegel et je pouvais en avoir pour mon argent, avec en plus un certain plaisir, maintenant pour avoir du concept je peux aussi aller au cirque et là mon sentiment est que le concept sous la forme d’un trapèze est générateur d’un ennuis profond.

Que l’artiste de cirque puisse être un être pensant, qu’il ai une opinion sur le monde, je n’en ai jamais douté, mais lorsque je vais le voir dans l’exercice de son art ce n’est pas ce que je lui demande et ce que je vais chercher. Je ne lui reproche pas de vouloir donner un contenu à son numéro, mais de le faire de telle sorte que le message qu’il prétend délivrer paraisse plus important que le numéro lui-même, de tout faire pour que ce sens ne puisse échapper au spectateur, pour que ce dernier s’en pénètre, s’en imprègne au point qu’il en oublie qu’il assiste aussi à un numero de trapèze ou d’acrobatie. Les éclairages, les musiques, les postures tout est là pour dire, attention ! vous n’êtes pas en train d’assister à un banal numéro mais il y a là un sens profond que je vous invite à découvrir. Comme si distraire, donner du rêve était indigne d’un « véritable artiste ».

Souchiens ou Underdog?

Vendredi 5 septembre 2008

Une porte parole du  » Mouvement des Indigènes de la République » avait provoqué une (petite) tempête médiatique en lachant au cours d’une émission télévisée le mot « souchien » que certain ont voulu entendre comme « sous-chien ».

Je vous livre simplement ce texte d’un des grands du rap , Chuk D, leader d’un groupe mythique : Public Ennemy .