A propos de soldats morts en Afghanistan
Vendredi 5 septembre 2008
Nous le savons, toutes les morts n’ont pas le même poids, de même que toutes les vies n’ont pas la même valeur. Ces derniers quinze jours des morts ont pesé particulièrement lourd dans l’univers médiatique. Rien de nous fut épargné pour provoquer notre émotion, la douleur des familles, mais elles méritaient bien notre compassion, celle des amis, des proches, l’affliction d’une ville entière et jusqu’à l’exposition des cercueils dans la cour des Invalides et l’hommage du chef de l’état qui poussa l’indécence jusqu’à s’apitoyer sur lui même et sa solitude. La mort de jeunes gens nous laisse désemparé parce qu’elle semble bousculer l’ordre naturel des choses. Il appartient aux enfants de porter le deuil de leur parent et non l’inverse. Nous la ressentons comme une injustice surtout lorsqu’elle survient dans des circonstances dramatiques et dans ce cas elles le furent particulièrement. Ils ne sont pas mort dans un absurde accident de la route au retour d’une boite de nuit, ou en se rendant au stade, ni dans un crash aérien. Ils sont morts à des milliers de kilomètres de chez eux dans un affrontement, une embuscade comme on l’a largement souligné. Lire le reste de cet article »