Archive pour décembre 2008

Reflexions sur un verdict

Jeudi 18 décembre 2008

Dans vieil immeuble de la banlieue parisienne, mais cela peut arriver n’importe où ailleurs, une maman revient de faire ses courses avec sa fillette de 3 ou 4 ans. Dans le hall au rez-de-chaussée, elle pose ses paquets au sol puis ouvre la porte de l’ascenseur pour y faire entrer la fillette. Elle lâche la porte pour reprendre ses paquets, mais pendant ce temps la porte se referme et à un étage supérieur quelqu’un appelle l’ascenseur qui se met en marche. La mère s’affole, elle grimpe les escaliers, l’ascenseur est très lent, elle arrive quasi en même temps que lui à l’étage et tente d’ouvrir la porte, celle-ci s’ouvre alors que l’ascenseur est encore en mouvement, la fillette essaye de sortir et elle reste coincée entre la porte et la cabine. Il est certain que la mère fut imprudente, on laisse pas une enfant seule dans un ascenseur, on ne cherche pas à ouvrir la porte pendant qu’il manœuvre, mais il est certain également que les dispositifs de sécurité servent justement à empêcher ce genre d’incidents. En temps normal ils ne servent à rien, ils sont avant tout destinés à empêcher les manœuvres dangereuses. Lire le reste de cet article »

Le Moyen-Age s'est terminé en 1883

Mercredi 17 décembre 2008

C’est en tout cas ce que semble penser le présentateur du journal de 20 heure sur France 2, car c’est ainsi que fut introduit un reportage sur l’épidémie de choléra qui sévit actuellement au Zimbabwe, : »une maladie moyenâgeuse« . La dernière grande épidémie parisienne eu lieu en 1854 et n’est qu’en 1883 que fut identifié le bacille responsable de cette maladie.

Les grandes épidémies sont invariablement associées au Moyen-âge, tout comme tout ce qui semble être le signe d’une régression, c’est donc immédiatement cette époque qui vint à l’esprit du journaliste pour évoquer la situation au Zimbabwe, malheureusement pour lui, le choléra, les famines, les crises de toutes sortes, même dans  notre monde occidental, appartiennent à notre plus proche passé, elles sont encore notre présent et rien ne permet de penser qu’elles ne sont pas notre futur.

«Ce ne sont pas nos méthodes »

Mardi 9 décembre 2008

C’est par ces mots qu’un postulant au rôle d’icône révolutionnaire voulu condamner les sabotages des lignes de TGV attribués à une fantomatique ultra-gauche. Il entendait sans doute par là se démarquer d’actions dont il craignait qu’elle soient désavouées par l’opinion publique pour leur violence supposée. Il voulait peut-être également manifester sa préférence pour l’action de masse par rapport au « coup de main révolutionnaire ».  Soit.

Avec de tels principes nous devrions continuer à condamner John Brown ce blanc abolitionniste qui le 16 octobre 1859 tenta avec ses fils et quelques partisans de s’emparer de l’arsenal fédéral de Virginie en espérant par cet acte déclencher une révolte des esclaves. Ce fut un échec et il fut pendu le 2 décembre de la même année après une parodie de procès. Ils furent nombreux à l’époque même dans le camp des abolitionnistes à s’associer à cette condamnation, à commencer par Lincoln lui-même, au nom de « ce ne sont pas nos méthodes »

Depuis nous sommes des millions à avoir chanté :

« John Brown’s body lies a-mold’ring in the grave

His soul goes marching on »