Patriotisme : les larmes se ressemblent
Samedi 31 octobre 2009Au moment où l’on annonce un grand débat sur l’identité nationale, où l’on nous invite à célébrer l’amour de la patrie par la vénération de ses symboles, l’hymne national qu’il nous faudrait chanter une fois par an, le drapeau qu’il nous faudra peut-être suspendre à nos fenêtres, il me revient en mémoire des vers de Louis Aragon. Je vous vois déjà sourire. Aragon ? Le surréaliste passé au communisme, celui qui chanta dans un même mouvement Elsa et la patrie, le poète de la Résistance et de Diane Française, celui qui œuvra à un renouveau du vers classique allant même jusqu’à inciter ses collègues à écrire des sonnets, celui-qui concouru à la réhabilitation de Victor Hugo comme poète de « la patrie et de la liberté » au sein du mouvement communiste français1 ? Mais lisez plutôt. Lire le reste de cet article »