A chaque fois que je passe dans cette rue je me demande ce qui a bien pu motiver le choix de retenir de la vie de Zéphirin Camélinat la période où il fut député de Paris sans même préciser les dates de son mandat ni de quel parti il fut l’élu.
On aurait tout aussi bien mettre :
Bronzier, il travailla avec Garnier l’architecte de l’Opéra de Paris
Adhérent de l’Association Internatinale des Travailleurs
Ami de Proudhon
Porte drapeau du 209eme bataillon de la Garde Nationale
Directeur de la Monnaie sous la Commune de Paris
Membre de la Ligue des Droits de L’Homme
Franc-Maçon
Candidat du PCF aux élections présidentiellles de 1924
et bien d’autres choses encore,
Alors pourquoi avoir choisit ce « député de Paris »? Cela est d’autant plus étonnant qu’à quelques pas de là il y a une rue Basly dont la plaque ne porte aucune indication. Tout le monde continuera donc à ignorer que Basly fut élu socialiste à la chambre des députés en 1885 en même temps que Camélinat, élection alors considéré par Engels comme l’événement politique le plus important de cette année.
Camélinat fut avant tout le symbole de la droiture militante, de l’honnéteté politique. C’était un des derniers vétérans de la Commune encore en activité lors du congrès de Tour en 1921, il y soutint la motion Blum qui s’opposait à l’adhésion de la SFIO à l’Internationale Communiste. Comme on le sait la majorité du congrès se prononça pour la motion Frossard-Cachin favorable à cette adhésion. Camélinat, vieux parlementaire qui avait comme tous le monde voté en 1914 les crédits de guerre alla alors voir le jeune Cachin et lui remit une enveloppe en lui disant : » vous avez gagné, ceci vous appartient ». Cette enveloppe contenait la totalité des actions du journal l’Humanité dont Camélinat était détenteur
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