Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Bonjour tout le monde !

Lundi 22 novembre 2010

Bienvenue dans Réseau Le blog d’unblog. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis lancez-vous !

Un nouveau scandale, en attendant les minarets.

Samedi 26 décembre 2009

La colonne Morris exclusivement réservé à un affichage religieux.

Nous présentons ici le modèle islamique, également disponible sur commande le modèle chrétien avec un grand choix de croix et le modèle judaïque avec étoile à cinq branches.

Hemmet Till, un lynchage ordinaire

Vendredi 6 mars 2009

Ce mercredi soir France O diffusait un remarquable documentaire sur l’assassinat de Hemmet Till. Pendant l’été 1955 Hemmet, un jeune noir de Chicago, passe ses vacances chez son oncle dans le petite ville de Money dans l’état du Mississipi. Pour avoir soit-disant été insolent envers une femme blanche il sera enlevé et lynché par le mari et le beau frère. Lorsque son corps sera retrouvé il était à ce point mutilé que son oncle ne l’identifiera que grâce à la chevalière qu’il portait. Je ne vous ferais pas le récit de l’affaire, de l’exposition du corps par sa mère ni du procès à l’issue duquel les deux assassins furent acquittés. Je ne parlerais pas non plus de l’émotion qu’elle suscita dans le monde entier, ce fut pendant longtemp l’archétype du lynchage,ni de l’élan qu’il donna au mouvement pour les droits civique, 100 jours après une couturière de Montgomery en Alabama, madame Rosa Park en refusant de céder sa place dans un bus déclencha un mouvement qui allait transformer les USA.

Au delà de l’horreur du meurtre, du scandale de la parodie de procès, il y a quelques moments dans ce documentaire que je trouve particulièrement poignants, ce sont ceux qui nous rappelle que le lynchage d’Hemmet Till ne fut pas un coup de tonnerre dans un ciel tranquille et qui il n’avait pas habité Chicago cela serait resté un fait divers presque banal, pas quotidien toutefois, mais hebdomadaire puisque le nombre de lynchages recensés entre 1882 et 1968 s’élèverait à 4742, ce qui fait bien une moyenne de 55 par ans soit pratiquement un par semaine. Tous les prétextes sont bons et souvent les plus futiles. Les moments les plus chargés d’émotions, ceux où le cœur se serre sont ceux qui viennent nous rappeler cette terreur quotidienne dans laquelle vivaient les noirs du sud des USA. Un geste, un regard, un mot, pouvait valoir la torture et la mort. La mère d’Hemmet Till qui avait quitté le sud pour Chicago alors qu’elle était encore enfant au cours de son interview résume cela en une phrase terrible par sa simplicité et ce qu’elle implique : «  Chicago c’était le paradis, nous pouvions marcher la tête haute ». Ce n’est pas une métaphore, cette phrase est à prendre dans son sens littéral, à Chicago en 1955 les noirs pouvaient vraiment marcher la tête haute. Il faut essayer de se représenter ce ce que cela peut être d’être dans l’obligation de passer sa vie à baisser la tête, à courber l’échine, non pas symboliquement mais réellement, à ne jamais lever les yeux sur son interlocuteur, à ne pouvoir dire autre chose que « oui m’sieur, oui m’dame, non m’sieur, non m’dame ». Cette simple phrase est lourde de sens, elle signifie qu’à cette époque, un noir dans le sud des USA était de sa naissance à sa mort, à chaque instant, à tout moment à la merci du premier crétin blanc venu, sans aucune échappatoire.

Un second témoignage illustre ce que pouvait être la profonde perversion de cette société sudiste, perversion qui n’atteignait pas que les noirs. Une vieille femme blanche raconte que lorsqu’elle appris la mort de son père, la première personne qu’elle rencontra en rentrant chez elle fut leur domestique noir. Elle se jeta dans ses bras en pleurant, et celui-ci la repoussa. Ce ne fut pas par inhumanité, mais par peur et pour se protéger de ce que lui-même risquait en simplement touchant une jeune femme blanche, même pour la consoler.

OUTRAGE

Jeudi 16 octobre 2008

Nous venons d’arriver à la gare de Hendaye et nous sommes sur le parking autours de la voiture. Il y a moi né d’une mère française et d’un père béninois, mes deux enfants, ma nièce, née au bénin, mon épouse, une blanche, nous venons de retrouver ma sœur d’élection, née chinoise et naturalisée française, et ses deux enfants, mes neveux tous les deux nés en France. Cela fait environ 5 minutes que nous sommes sur ce parking et passe à côté de nous un fourgon de la police nationale. Ce fourgon s’arrête et en descendent plusieurs policiers qui se dirigent vers nous. L’un deux examine avec soin la plaque minéralogique de la voiture, puis s’approche de moi.

    Vous venez du 93 ?

    Oui

    Et vous allez où ?

    En vacances

    Vous êtes tous ensembles ?

    Oui

    On peut avoir vos papiers ? Ceux de tout le monde.

Je rassemble les passeports de tous notre petit groupe et les tends un à un à mon interlocuteur.

    Mon passeport, celui de mon épouse, celui de ma fille, celui de mon fils, celui de ma nièce, celui de ma sœur et ceux de mes neveux.

Ce brave fonctionnaire est assez désorienté par cette énumération mais essaye de garder une contenance.

    Elle est de quelle nationalité votre nièce ?

    C’est pas un passeport français que je viens de vous donner ?

Ce représentant de l’ordre public se dirige vers le fourgon avec le paquet de passeports, pendant que deux autres restent à nos côtés et mon épouse s’adresse au plus jeune d’entre-eux qui a l’air un peu gêné.

    Vous savez comment ça s’appelle ce que vous faite là ? : Un contrôle au faciès.

    On fait notre travail madame.

    Oui je sais vous obéissez à des ordres.

Il a l’air de plus en plus gêné et il baisse la tête.

    Vous savez, avec mon mari on a l’habitude, mais les enfants… Vous avez remarqué ils sont tous français et il y en à trois (mon fils et mes neveux) qui sont nés en France. Vous croyez vraiment que c’est comme ça qu’ils vont se sentir chez eux dans ce pays ?

Son collègue revient et nous rend les passeport. A aucun moment on ne nous a réclamé les papiers de la voiture, confirmant ainsi que c’était bien nos faciès qui les intéressaient.


Ivresses

Mardi 16 septembre 2008

Animez vos fêtes

Dimanche 24 août 2008

Dimanche 24 août 2008

L a photo n’est pas très bonne. Elle a été prise depuis le mini car qui nous emmenait de Cotonou à Porto-Novo. Ils ont des centaines à circuler sur cette route qui va vers la frontière avec la Nigeria sur ce genre de véhicule. Ces tricycles ne sont que de vastes réservoirs qui servent à transporter de l’essence de contrebande entre le Nigeria et le Bénin. Ces tricycles sont de véritables bombes roulantes. Le moindre accident et le conducteur brûle avec sa cargaison

LIGNE DIRECTE ?

Mardi 19 août 2008

SIESTE

Lundi 18 août 2008

Ouidah

Mercredi 16 juillet 2008

Ouidah se perd et s’endort dans ses souvenirs
à Ouidah le passé et les morts pèsent plus que les vivants.
A Ouidah les vivants ne sont là que pour servir les morts.
Et des morts il y en a tant et plus.
Il était seul à porter sa croix sur le chemin du Golgotha,
ici ils furent des milliers à porter leur cangue et leurs fers et le chemin dura deux siècles.
Pas de Simon de Cyrène pour soulager leur fardeau, pas de Marie de Magdeleine pous essuyer la poussière de leurs pieds, pas de femmes d’Alada, de Bohicon ou de Savalou pour essuyer leur face et où donc était leur mère ?
Il tomba trois fois sur le chemin, combien ici tombèrent pour ne plus se relever ?

Et bout du chemin ni résurrection ni rédemption
rien que la mer, les fers, la canne, le coton.
Ici pas de Joseph d’Arimathie pour offrir un tombeau et pas de Graal pour recueillir leur sang.
Combien sont-ils à avoir remplis le charnier
Il fut dit-on vendu pour 30 deniers.
A Ouidah ils furent vendus pour des bibelots, des fusils, de la poudre et même des canons.
Combien pour un miroir?
Combien pour un fusil ?
Combien pour un canon ?

Ouidah n’est pas un port,
Ici pas de quais, de ponton
Rien que la plage, la mer, les chaloupes et au loin les bateaux.
Quels dieux implorèrent-ils ?
Qu’importe puisque ce fut en vain
Pourtant ici ce ne sont pas les dieux qui manquent, ils sont dans chaque arbres chaque iroko chaque kolatier
Ils sont dans chaque seuil dans chaque maison et il en naît de nouveau chaque jour car ici chaque mort devient un dieux.
Et les dieux ne vinrent pas.
Et pourtant ils les prirent avec eux ces dieux